Comparateur de franchises IJ en prévoyance : le guide

Comprendre la franchise avant de comparer les contrats

Comparer des contrats de prévoyance sur le seul critère du prix affiché conduit souvent à une mauvaise décision : la franchise, c’est-à-dire le délai avant le versement des premières indemnités journalières, change radicalement la protection réelle offerte. Deux contrats au tarif proche peuvent avoir des franchises très différentes. Voir aussi notre article sur les exclusions de garanties en prévoyance.

Trois franchises distinctes selon la cause de l’arrêt

Les contrats de prévoyance affichent généralement une notation à trois chiffres, du type 30/3/3, qui indique trois délais différents. Le premier chiffre concerne la maladie, la franchise la plus longue, souvent 15, 30 ou 90 jours. Le deuxième concerne l’accident, généralement très court (0 à 3 jours), car il s’agit d’un événement soudain et imprévisible. Le troisième concerne l’hospitalisation, également court, souvent 0 à 3 jours. Il est essentiel de vérifier ce que le contrat considère comme une hospitalisation, notamment pour la chirurgie ambulatoire.

L’impact de la franchise sur le coût de la cotisation

Plus la franchise est courte, plus la cotisation est élevée. Réduire une franchise maladie de 30 à 15 jours augmente généralement la cotisation d’environ 15 à 20 %, et passer de 15 à 7 jours ajoute encore environ 20 %. À l’inverse, allonger la franchise à 90 jours peut réduire la cotisation de 20 à 25 %. Ce choix ne doit toutefois pas se faire uniquement sur des considérations budgétaires, mais sur la capacité réelle à tenir financièrement pendant la période sans indemnisation.

Comment choisir sa franchise selon sa trésorerie

Le critère décisif est la capacité à faire face à ses charges fixes (loyer, emprunts, cotisations sociales) sans revenu pendant la durée de la franchise. Un professionnel libéral disposant de plusieurs mois d’épargne de précaution peut opter pour une franchise longue de 90 jours et réduire sa cotisation, tandis qu’un indépendant avec peu de réserves financières a intérêt à privilégier une franchise courte de 15 à 30 jours, quitte à payer une cotisation plus élevée. Il faut également vérifier le délai de versement des indemnités de sa caisse de retraite professionnelle, certaines caisses comme la CARPIMKO ne versant des IJ qu’à partir du 91e jour d’arrêt.

Exemple chiffré : le cas de Marc, artisan plombier

Marc, artisan plombier, contracte une pneumonie nécessitant 20 jours d’arrêt de travail pour incapacité totale. Avec une franchise maladie de 30 jours choisie pour réduire sa cotisation, il ne perçoit aucune indemnité journalière de sa prévoyance pendant cet arrêt, puisque celui-ci se termine avant l’expiration de la franchise.

S’il avait choisi une franchise de 7 jours, pour une cotisation mensuelle supérieure d’environ 35 €, il aurait perçu 13 jours d’indemnités journalières, soit environ 1 950 € à 150 € par jour. Sur cet unique sinistre, l’écart de cotisation annuel (environ 420 €) est très inférieur au manque à gagner subi avec la franchise longue.

Tableau comparatif des franchises courantes

Franchise maladie Impact sur la cotisation Profil adapté
7 à 15 jours Cotisation la plus élevée Faible trésorerie, charges fixes importantes
30 jours Compromis standard Épargne de précaution d’un mois
90 jours Cotisation réduite de 20 à 25 % Réserve financière de plusieurs mois

Foire aux questions

La franchise accident est-elle toujours plus courte que la franchise maladie ?

Oui, dans la quasi-totalité des contrats, la franchise accident est très courte (0 à 3 jours) car l’accident est un événement soudain et imprévisible, contrairement à la maladie qui suit un processus plus progressif.

Que se passe-t-il en cas de rechute après une reprise du travail ?

Cela dépend du contrat : certains prévoient une franchise à zéro jour en cas de rechute de la même pathologie dans un délai donné (souvent 90 jours), d’autres appliquent une nouvelle franchise complète à chaque arrêt.

Peut-on choisir des franchises différentes selon les garanties du même contrat ?

Oui, la plupart des contrats permettent de personnaliser séparément la franchise maladie, accident et hospitalisation en fonction du profil de risque et du budget de l’assuré.

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